Quelques arbres ont été plantés sur la place en contrepartie de la disparition de toute verdure. La place verdoyante a été intégralement bétonnisée avec les dalles en béton de l'entreprise Kronimus. Dalles mal ajustées, gare aux chutes !
La piétonisation de la place n'est pas une mauvaise chose en soi. Si elle a été conçue pour les manifestations quasi-quotidiennes, toujours bruyantes, parfois violentes, elle n'a absolument pas été pensée pour les habitants et encore moins pour les familles. Le soir, c'est la zone avec ses poivrots collants et ses bandes qui trainent.
Ce n'est surtout pas une place faite pour les cyclistes : Place de la République est l'une des places les plus dangereuses de Paris à vélo, particulièrement quand on débouche de la rue de Turbigo dans la voie centrale au milieu des voitures.
Les choix esthétiques sont un gâchis monumental. Un café en forme de station-service a remplacé les anciens kiosques art nouveau. Malgré sa décoration récente réussie, la forme d'ensemble n'est pas à la hauteur du quartier. Les bancs Davioud ont été remplacés par des traverses de bois et des blocs de métal informes, vite tagués. Il manque clairement une direction artistique à la mairie pour préserver l'harmonie esthétique des aménagements et du mobilier urbain.
CHANTIER RATE EN 2013 : GRAVES INFILTRATIONS DANS LE SOUS-SOL Depuis 10 ans, les graves défauts d'étanchéité sont un désastre pour la station République et ses 2.300m3 de couloirs. La RATP a engagé deux procès contre la mairie de Paris, réclamant 28.5 millions d'euros et 40 millions d'euros afin de remettre en état le sous-sol gorgé d'eau. Soit près de 70 millions, mais c'était avant la vague d'inflation des dernières années. Ajoutés aux 25 millions d'aménagement raté de la Place de la République, cette mauvaise conception aura coûté au bas mot 100 millions d'euros au contribuable. Le Conseil d’État vient de débouter définitivement la Régie de son premier recours pour un motif de délai d'appel non respecté. La seconde procédure portant sur 40 millions poursuit son cours. Quelle que soit l'issue de ces procès, la facture finale (qui sera sans doute réévaluée à la hausse) sera financée par le contribuable. |