Subject: La Commission d'enquête publique alerte sur le PLU

Madame,

Monsieur,



La Ville de Paris se prépare à valider fin 2024 son nouveau Plan Local d'Urbanisme dit "bioclimatique" (la bonne blague). Le PLU fixe les orientations d’aménagement et règlemente toutes les constructions de la ville dans une documentation effroyablement lourde et complexe qui ferait pâlir d'envie l'URSS. C’est le document qu'il faut consulter avant de demander un permis de construire. Prévu pour être finalisé fin 2024, ce nouveau PLU remplacera l'actuel et dessinera les contours de Paris pour les 20 prochaines années.


Dans son rapport d'enquête publié le 9 juillet. la Commission d'enquête émet de sérieuses réserves. Elle critique en particulier le pastillage et la servitude de mixité fonctionnelle. Le premier dispositif cible une liste de 1.000 immeubles. Le second concerne tous les immeubles construits ou rénovés de plus de 5.000m2 dans le centre et l’ouest parisien. Dans les deux cas, il impose leur conversion partielle forcée en logements sociaux ou à Bail Réel Solidaire (BRS) en cas de travaux, d’extension, de surélévation, de changement de destination ou de cession. Conversion à hauteur de 10% de la surface dans le cas de la mixité fonctionnelle, 30 à 50% avec le pastillage. Personne n'aura plus intérêt à engager des travaux lourds dans ces bâtiments. Résultat immédiat, la valeur de ces immeubles a immédiatement fondu de 30% selon les agences spécialisés. C'est toute l'économie parisienne qui se voit menacée par cette forme insidieuse d'expropriation. C'est pourquoi la commission demande des retours d'expérience et une évaluation des impacts de ces dispositifs.


La commission d'enquête préconise pour commencer de retirer le pastillage des 7 écoles privées sous contrat (que des écoles privées, quel hasard !), en particulier le collège Saint-Jean-Gabriel dans le 4e arrondissement comme je l'avais demandé en Conseil de Paris. Espérons qu'elle ne rejettera pas à nouveau cette recommandation de la commission indépendante comme elle l'a fait avec mon vœu. D'ailleurs, elle déclare qu'elle "ne comprend pas l'intérêt de la Ville de Paris et son obstination à vouloir grever des établissements scolaires d'un emplacement réservé pour faire du logement social", alors que la collectivité dispose d'une importante réserve foncière. En particulier l'intégralité des écoles primaires et des collèges publics de la capitale. Non seulement grever des établissements scolaires apparaît "inopérant" pour la commission, mais elle estime que cela va aussi "à l'encontre de l'intérêt général de la Ville qui cherche à retenir les familles" dans la capitale.


Une fois de plus, l'idéologie de la mairie de Paris s'attaque aux familles et à l'économie de la capitale. Comptez sur ma combattivité pour ne pas lâcher la mairie sur ces points vitaux pour Paris et ses habitants.



Avec les élus de Paris Centre Julien Rouet, Christel Toriello et Antoine Sigwalt, nous restons à votre disposition pour toute question.



Bien à vous,

Aurélien Véron

Conseiller de Paris


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