Subject: Désobéissance civile dans le Marais

Madame,

Monsieur,



DESOBEISSANCE CIVILE DANS LE MARAIS

Les habitants du Marais ont découvert un assouplissement des règles de circulation en se réveillant cette semaine. Les panneaux "sens interdit sauf bus/taxi" rue des Archives (croisement avec Place Ovide Delect et avec la rue Croix de la Bretonnerie) et la rue des Quatre Fils ont été enrichis d'un "Sauf riverains".


Le président de Vivre le Marais s'en est félicité : "Cette mesure est une demande que nous portons avec les Conseils de Quartiers concernés depuis qu'on parle de ZTL (zone à trafic limité) et de nouveau plan de circulation au centre de Paris."



Le bonheur des riverains n'a été que de courte durée. La mairie s'est dépêchée de se fendre d'un message de correction : "Si je vous ai dit que ce n'était pas possible car illégal ce n'est pas à la légère. Ce sont donc des faux. Par ailleurs les demandes des habitants sont bien moins pressantes. Chacun prend son risque et il n'est pas très grand. Mais il est interdit de poser de faux panneaux. Merci. Ariel Weil"


Nous voilà rassurés. La mairie n'allait quand même pas accéder à la demande des habitants ! La concertation et le compromis n'ont jamais fait partie du programme de la majorité municipale. Quant aux Conseils de Quartier, ils sont d'abord là pour occuper les habitants les plus motivés, voire les épuiser, et jouer la montre pour enliser leurs initiatives et éviter que leurs revendications coagulent et prennent de l'ampleur.




Un habitant malicieux a donc pratiqué un acte de "désobéissance civile", pourtant hautement encouragé par la mairie en place et par la trop fameuse Académie du Climat. Sauf que l'individu appartient au camp du mal, celui des habitants motorisés, de SOS Médecin (qui a suspendu un temps ses venues dans le Marais pour parcours impraticables), des commerçants et des artisans au service des riverains. Il aurait fallu qu'il signe "Extinction Rébellion" pour que son acte soit cautionné par l'exécutif municipal.


Avis aux amateurs.




CRACK-BOUM-CAARUD

Une réunion s'est tenue lundi soir sur le Centre d'Aide et d'Accompagnement dans la Réduction des Risques des Usagers de Drogue en présence des responsables AIDES du centre, de deux adjoints. municipaux, d'uun représentant de la; police nationale et un de la police municipale et de représentants du Conseil de Quartier Sentier-Arts-et-Métiers (SAM).


Je ne vais pas vous refaire l'histoire de la toxicomanie dans le quartier (je peux vous renvoyer le mail antérieur si vous le souhaitez). Des riverains ont exprimé leurs inquiétudes de voir avec ce centre un pôle d'attraction des consommateurs de crack souvent à la rue et désocialisés, parfois aux comportements erratiques, voire violents.


L'adjointe à la sécurité les a rassurés (ou pas) : "La ville de Paris a pris la mesure de la présence croissante des toxicomanes dans le quartier avec comme conséquences outre la consommation dans la rue, des tentatives d’intrusion dans les immeubles sans compter dans les parkings souterrains, avec des phénomènes de prostitution intrusive. La mairie de Paris conseille aux copropriétés de se prémunir de ces intrusions en installant des dispositifs de protection."


Ajoutant "Les polices nationale et municipale sont pleinement mobilisées pour endiguer les débordements susceptibles de se produire." Ce qui reste à confirmer. Personne n'a délogé les toxicos qui ont brisé la vitrine et occupé de la boutique vacante sur le trottoir d'en face (cela dit, bien avant le déménagement du Caarud de la rue Dussoubs au 76 rue de Cléry).


Un animateur du Caarud a précisé : "le sevrage forcé ne fonctionne pas. La consommation de crack entraîne rapidement une addiction quasi incontrôlable et sans antidote connu."

La grande question reste celle-ci : lorsqu'un addict au crack profondément malade menace les habitants, doivent-ils rester dans la rue en espérant qu'il n'y aura pas de drame ? Est-ce aux riverains de déménager parce qu'ils estiment la cohabitation avec ces personnes atteintes d'une pathologie dangereuse impossible ? Je n'ai pas de réponse magique, mais la mairie a été trop légère dans ce dossier : elle n'a prévenu personne (300 lettres envoyées, soit quelques immeubles alors que tout un quartier est concerné) et n'a mis en place aucun dispositif de sécurité dans le quartier qui était jusque-là très calme.


Comptez sur moi pour retourner régulièrement à la rencontre des habitants et de l'association AIDES qui fait le maximum avec professionnalisme pour soulager le quartier et accompagner ces personnes accros au crack.





CONVENTION DU 11 DECEMBRE, LE DEFI DU SURTOURISME

Le 11 décembre, je vous donne rendez-vous à 19h30 autour de Rachida Dati et des invités suivants pour parler tourisme... et surtourisme (adresse à confirmer) :

  1. Pierre Josse, directeur du fameux Guide du Routard, la référence dans le tourisme durable, exigeant sans être élitiste.

  2. Olivier Giraud, comédien de stand-up "How to become a Parisian" (allez voir ses interventions sur Instagram)

  3. Stéphane Manigold, président de l'UMIH branche restauration en Ile-de-France

  4. Rémy Knafou, professeur - chercheur, auteur d'une étude sur le "surtourisme"

Nous avons déjà 200 inscrits, merci de m'informer de votre venue car les places sont limitées.


Bien à vous,

Aurélien Véron

Conseiller de Paris et Métropolitain


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