Subject: Rencontre rue de Cléry pour parler du crack

Madame,

Monsieur,


De nombreux riverains, des mères de famille et des commerçants sont venus échanger avec moi mardi à 13h00 rue de Cléry à côté du Caarud ouvert l'automne dernier. Un mot m'a été remis de la part d'une voisine qui ne pouvait y assister. Elle finit par : "Bien que je comprenne l'objectif des structures comme le CAARUD AIDES 75, il est inacceptable que leur implantation se fasse au détriment de la sécurité, de la propreté et du bien-être des riverains." avant de conclure : "Nous, habitants du quartier, avons le droit de vivre dans un environnement sécurisé et digne." Comment rester insensible à pareil témoignage ?


D'autres emails m'ont été transmis par des habitants absents à ce moment-là, illustant le degré de mobilisation des habitants du quartier face à la dégradation rapide due à l'arrivée de toxicomanes en nombre depuis l'automne.



Crack dans le Sentier, catastrophe annoncée

J'avais annoncé il y a 6 mois au même endroit que la situation dégénèrerait si la mairie n'intervenait pas vite pour assurer la sécurité et la tranquillité du quartier. A part quelques passages de policiers municipaux en journée, aucune présence policière ou municipale régulière n'a cherché à stopper la spirale que les habitants du Nord-Est connaissent. Aucune caméra de video-protection n'a été installée pour accélérer les interventions et disposer de preuves en cas d'agression.


Vigile devant la laverie, près de famille passé à tabac

Car les agressions se multiplient. Un père de famille a été frappé très violemment la semaine dernière du côté de Bonne Nouvelle. Les bagarres se multiplient dans le square rue de la Lune ou dans la laverie face au Caarud dont le propriétaire s'est résolu à embaucher un vigile la journée et à fermer son commerce le soir et la nuit. Vitrines brisées, portes d'immeubles forcées, morceaux de verre abandonnés dans les escaliers d'immeubles, déjections humaines, zombies titubant dans les rues alentours en attendant l'ouverture du Caarud, dealers omniprésents. Le quartier jusqu'ici très calme est devenu un enfer. Plusieurs riverains ont déjà déménagé. Les commerces déclarent une baisse de 20% de leur chiffre d'affaires.


Après une heure d'échanges nourris et de témoignages marquants, parfois bouleversants de parents, j'en suis arrivé à la conclusion suivante. Il me faut demander au prochain Conseil Municipal l'arrêt de cet accueil des addicts au crack dans le Caarud pour que les habitants du Sentier retrouvent la sérénité :


ATELIER AVEC RACHIDA DATI

SE DEPLACER A PARIS : POUR UNE VILLE A PORTEE DE TOUS


Salle comble, 350 participants pour notre 2ème atelier après celui sur le surtourisme dans le Marais. L'accès à la salle était un excellent préambule au sujet : la rue du Commandant Mouchotte n'est qu'un gigantesque chantier avec un minuscule sentier réservé aux piétons. Illustration de Paris cloisonnée, repliée sur elle-même, asphyxiée dans un nuage d'embouteillages malgré la baisse du trafic. Circuler est devenu un péché mortel. La mobilité est le pilier de la vitalité d'une ville-monde. Nous devons retrouver une fluidité dans les déplacements et de la sécurité en tant que piéton ou cycliste. L'espace public doit servir à nouveau à nos déplacements et à nos usages quotidiens plutôt qu'à des fantaisies municipales ou une privatisation grandissante.


Le comédien metteur en scène producteur Dominique Farrugia a livré son témoignage drôle et émouvant d'invalide en fauteuil. Comme il le rappelle régulièrement dans les médias, il lui est impossible de se déplacer à Paris. Constat implacable sur les embouteillages polluants et stressants, la paralysie de la ville, le déclin économique de Paris, la honte de montrer ce qu'est devenue la capitale et la camparaison humiliante avec les autres villes européennes.


Xavier Horent, directeur de Mobilians et sponsor de nombreuses start-ups dans le secteur des mobilité, nous a expliqué qu'avec les nouvelles motorisations actuelles et à venir, l'Intelligence Artificielle et les nouvelles technologies, l'optimisation des usages de la voirie et de la circulation pourrait vite changer la donne, pourvu qu'on soit tourné vers le progrès plutôt que sur l'instauration de murailles au sein de la ville en vue d'accélérer la tendance à la "démobilité".


Pour voir Paris respirer à nouveau, défendons la liberté et le pragmatisme plutôt que l'idéologie.


Bien à vous,

Aurélien Véron

Conseiller de Paris et Métropolitain


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