Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont apporté leur voix hier dans la 7ème circonscription. Avec 3.010 bulletins, mon score atteint 4.94% dans cette circonscription très ancrée à gauche. Dans le 4e arrondissement seul, mon score atteint 6.9%,
C'est légèrement inférieur à mon score de 2022, mais cela traduit néanmoins une augmentation de +27% du nombre de bulletins en ma faveur malgré la confusion dans laquelle Eric Ciotti a plongé Les Républicains. Ce handicap a beaucoup pesé sur la campagne, les habitants nous interpelant quasi systématiquement sur notre identité politique avant même de s'interroger sur les candidats et le programme.
Le contexte n'est pas simple. Je m'étais déjà heurté en 2022 au fameux argument du "vote utile" d'électeurs de droite inquiets de la menace de l'extrême-gauche alors agitée par Emmanuel Macron comme un chiffon rouge. Il souhaitait disloquer un peu plus les partis de gouvernement en rétrécissant le débat démocratique à un tripartisme dangereux : un pôle central exclusif, le sien, avec comme seule alternative l'extrême-gauche ou l'extrême-droite. Nous constatons deux ans plus tard le résultat de cette politique de la terre brûlée : l'échiquier politique est un champ de ruines. Le moindre débat est hystérisé par les deux pôles extrêmes à défaut d'avoir des interlocuteurs plus rationnels et constructifs à droite et à gauche.
Quels constats tirer du résultat ? L'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, l'a emporté dès le premier tour en faisant converger les voix des socialistes bon teint, des écologistes anticapitalistes décroissants et des défenseurs de Gaza que le discours aux relents antisémites de Jean-Luc Mélenchon ont incité à voter souvent pour la première fois. Une forte mobilisation des habitants récents des nouveaux logements sociaux se sont mobilisés en nombre pour la première fois dans nos arrondissements. Je vous laisse deviner pour quelle liste. |