La Gaité Lyrique dispose de presque 10.000m2 sur 8 étages pour ses activités (fermées depuis un mois) et bénéficie de 3.2 millions d'euros de subventions municipales chaque année. Ces moyens consistants sont censés être mis au service des Parisiens, pas à leur détriment. Une fois de plus, je découvre une forme de détournement d'argent public et de lieux municipaux à des fins bassement politiques certainement pas censés rentrer dans le mandat de la concession.
Je rappelle que la concession précédente proposait un projet culturel cohérent : ateliers autour des musiques et des danses contemporaines avec salle de spectacle, studios d'enregistrement et ateliers destinés à ces pratiques. Pour des raisons obscures, elle a été remplacée par un assemblage hétéroclite d'associations militantes portant le doux nom de "Fabrique de l’époque".
La première composante de cet attelage improbable est l’association culturelle Arty Farty (jeu de mots douteux) qui se définit "au service de la jeunesse, des cultures émergentes, du renouvellement démocratique, de l’inclusion, de la diversité et de l’intérêt général". On se doute que la mairie de Paris adore. Vient ensuite l’ONG SINGA qui a pour objet l'intégration des réfugiés et des migrants. La voilà servie. Elle se veut une communauté dans laquelle "on se rencontre, on réfléchit, on échange, on crée de l'innovation sociale, de la richesse culturelle et des emplois". L’association de mobilisation Makesense forme et mobilise pour toutes les causes écolo-inclusives. On se demande enfin ce que viennent faire ARTE et la maison d’édition Actes Sud comme dernières composantes de ce lieu hybride. L'ensemble ressemble à un bouillon de militantisme qui explique la manœuvre depuis un mois.
Académie du Climat, Théâtre de la Concorde, Gaité Lyrique... Chaque fois, plusieurs millions d'euros annuels dépensés non pas pour le bien-être des Parisiens, des familles et de tous ceux qui travaillent dans notre capitale, mais pour des causes idéologiques qui accélèrent la mutation brutale de Paris qui devient une ZAD géante.
La mairie doit évacuer cette institution qui se prétend culturelle. Elle dispose dans l'urgence de nombreux appartements vides dans son parc social. J'estime également urgent de mettre fin aux dépenses qui contribuent à déclasser Paris. Ces établissements doivent se recentrer sur des missions claires, ambitieuses et coupées de toute dérive idéologique. Ils doivent enfin être confiés à des dirigeants rigoureux et responsables dans la gestion des deniers publics.
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