Subject: Conseil de Paris : périscolaire, politique de logement et PSG

Madame,

Monsieur,





Agressions sexuelles à l'école : la grande omerta

Mardi, le Conseil de Paris s’est réuni. À l’ordre du jour : plusieurs sujets graves. Mais un, surtout, écrase tous les autres. Le scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire. Un scandale massif, systémique, longtemps étouffé et dont les Parisiens découvrent, depuis 2025, l’ampleur vertigineuse. Depuis des années, mon groupe alerte et dénonce l'omerta municipale. Depuis des années, nous demandons des mesures fortes. Depuis des années, on nous oppose des commissions, des chartes, des éléments de langage. Pendant ce temps-là, les faits s’accumulent.


Et que découvre-t-on aujourd’hui ? Un système qui, au lieu d’écarter les prédateurs sexuels, les déplace. Un système qui recycle les suspects d’une école à l’autre, comme on change un problème de tiroir. Un système qui n’a jamais sérieusement revu ses procédures de recrutement, de formation, de contrôle, ni de sanction. Dix ans d’aveuglement. Dix ans de légèreté. Dix ans de déni.


La responsabilité morale est écrasante. La responsabilité pénale pourrait l’être tout autant.

Mais politiquement ? Rien. Pas même une sanction dans les urnes. Les Parisiens ont reconduit l’équipe qui a laissé prospérer ce système. C’est peut-être cela, le plus vertigineux.



La mairie ne change pas de cap : sus aux propriétaires, en route pour 40% de logements publics

Enfin, nous avons remis les pendules à l’heure sur le logement. Car la politique de la mairie de Paris tient en une ligne : menacer, taxer, décourager les propriétaires désignés comme coupables. La solution est toujours la même : municipaliser, contrôler, contraindre.


Résultat ? Moins d’investisseurs. Moins d’offres. Et une crise aggravée par ceux-là mêmes qui prétendent la combattre. Nous proposons exactement l’inverse. Redonner sa place à la propriété privée. La soutenir, plutôt que la punir. Par exemple avec un prêt à taux zéro pour les primo-accédants, remboursable in fine, un levier simple, efficace, immédiatement activable.


Mais surtout, cesser les préémptions qui alimentent la pénurie et vident les caisses. Remettre de l’ordre dans le parc social. Aujourd’hui, il est figé, opaque, parfois abandonné à lui-même. Nous proposons de le fluidifier, de le rendre plus transparent, plus juste et plus exigeant. En particulier sur les critères d’attribution : priorité à ceux qui font tourner Paris. Les infirmières, les puéricultrices, les policiers municipaux, les agents de propreté, les salariés aux horaires décalés. Bref, ceux qui travaillent, qui se lèvent tôt, qui font vivre cette ville. Le logement social ne doit pas être un angle mort idéologique.




Parc des Princes : fin du mélodrame en vue ? 

Dernier acte : après avoir refusé pendant des années la vente du Parc des Princes au PSG, la majorité municipale a soudain découvert les vertus du réalisme alors que le club envisageait très sérieusement de quitter Paris. Revirement complet. Demi-tour sur place. Et mise au vote du principe même de cette cession. Problème : ses propres alliés écologistes et communistes refusent de suivre. Trop capitaliste, sans doute. Trop concret, sûrement.


Résultat : Emmanuel Grégoire n’a eu d’autre choix que de venir frapper à notre porte. Oui, la nôtre. Celle du groupe que nous présidons avec Rachida Dati et Grégory Canal. Sur le fond, nous sommes favorables à cette vente. Le Parc des Princes est un actif prestigieux, mais lourd, coûteux, et exigeant. Sa modernisation nécessite des investissements massifs entre 500 millions et 1 milliard d'euros. Le PSG a les moyens de les assumer et de valoriser pleinement cet équipement patrimonial et sportif. Conçu au tournant des années 70 par l'architecte Roger Taillibert. Mais pas question de signer un chèque en blanc.


Nous avons posé nos conditions. Claires. Non négociables. D’abord, que le maire du 16e arrondissement, Jérémy Redler, soit pleinement associé à la négociation. Pas spectateur. Co-négociateur. Acculé, le maire de Paris a dû s’y résoudre. Et accepter, fait rarissime, de traiter d’égal à égal avec un maire d’arrondissement issu de l’opposition. Comme quoi, même à Paris, le réel finit toujours par s’imposer.


Une chose est sûre : il n’est pas question de brader cet actif patrimonial. Notre ligne est simple et elle ne bougera pas : maximiser chaque euro pour les Parisiens sans sacrifier le patrimoine des amoureux de Paris.



Le Conseil de Paris reprendra son rythme habituel de 4 jours consécutifs à partir du prochain, mardi 19 mai.



Bien à vous,

Aurélien Véron

Conseiller de Paris


Vous retrouverez mes autres interventions sur ma chaine vidéo en lien ici..





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