Subject: Compte-rendu du Conseil municipal

Madame,

Monsieur,



Le Conseil municipal a duré 3h30. Comme d'habitude. Mon groupe et moi-même n'avons pas voté la rallonge budgétaire de 500.000€ au Théâtre de la Ville sans précisions suffisantes. Dans la succession de subventions le plus souvent peu détaillées, nous n'avons pas soutenu un groupement parmi lequel se dissimulait une subvention à Gaïa, association qui se charge de la "Salle de shoot" à Lariboisière tant décriée.


Nous nous sommes abstenus sur le plan "Biodiversité climatique". 

A l'énoncé du retour des herbes hautes, des plantes exotiques (des palmiers ?) et de la faune sauvage, on se serait cru dans la savane du Roi Lion. Comme vous le savez, la réalité est tout autre. A part les canards et cygnes de la Seine et quelques goëlands bruyants, nous avons surtout droit aux surmulots menaçants et dévastateurs pour les arbres dont ils rongent les racines. L'espèce en voie de disparition à paris Centre, ce sont les pelouses (purement décoratives et sans atouts en termes de biodiversité selon la réponse d'une adjointe écolo, nous voilà éclairés sur le sujet). Avant de nous faire miroiter des projets mirifiques de radis bio à l'Académie du Climat ou de verdure apaisée square Jacques Bidault où poussent surtout les seringues et les pipes à crack, nous aimerions simplement qu'ils entretiennent nos squares familiaux, qu'ils protègent nos arbres. Pour commencer.



Comme à chaque fois, l'ambiance s'est brutalement réchauffée au moment des vœux (le plus souvent pieux).


Nous avons appris que l'annexe Varlin de la Bourse du Travail refaite à neuf à grand frais en 2007 et destinée aux syndicats (qui reçoivent près de 3 millions d'euros de la Ville de Paris chaque année) était restée vacante depuis lors, ce que les promeneurs peuvent voir au 29 boulevard du Temple. Résultat de cet abandon, elle est en sale état, de gros travaux seront à nouveau nécessaires. La mairie de Paris voulait en faire des logements sociaux (tout défaire pour reconstruire). La mairie de Paris Centre a proposé d'en faire un centre d'accueil de migrants en famille. Cela a suscité un rejet des écolos et des communistes qui ont estimé que c'était une traitrise au pacte avec les syndicats qui se réveillent mécontents des projets municipaux. Nous ne soutenons pas ces projets fumeux sortis du chapeau pour masquer ce gâchis.


Nous avons demandé une pression continue sur les vendeurs à la sauvette de la rue Rambuteau devant le Quartier de l'Horloge déjà sinistré par la mairie qui a abattu les arbres de la cour d'école, elle-même à l'abandon depuis de nombreuses années. Ces vendeurs engendrent des tensions avec les riverains mécontents qu'ils menacent, vendent leurs produits de manière déloyale en occupant l'espace public de manière assez dégradante. La mairie a estimé qu'elle faisait le maximum. Nous voilà rassurés.


Nous avons demandé l'arrêt de l'accueil du crack rue de Cléry. La coexistence entre les habitants et des toxicomanes au crack est impossible et dangereuse. Ce centre d'accueil ne mène nullement vers les soins mais sert de pôle d'attraction et de fixation de dizaines de toxicos au lieu des quelques individus qui étaient installés dans ce quartier du Sentier auparavant. J'avais demandé dès l'ouverture de cette salle un vigile médiateur dans la rue pour disperser les toxicos et surveiller les alentours. Aides commence à peine à en chercher un, il est trop tard. J'ai conclu en signalant que le déménagement de ce Caarud situé à un endroit catastrophique était inéluctable. Sauf à voir mourir le Sentier.


Dernier échange tendu, ma réaction au voeu des Ecolos demandant la reconnaissance de minorité des 400 migrants évacués de la Gaîté Lyrique et leur placement à l'Hôpital du Val de Grâce. J'ai exposé ma vision que vous connaissez déjà. Et dénoncé l'instrumentalisation qu'ils en faisaient. Une engueulade ubuesque a alors eu lieu entre écolos plaidant la reconnaissance de minorité des migrants et communistes demandant au contraire qu'on les considère majeurs. Pourquoi ? Parce que mineurs, ils sont à la charge de la mairie de Paris (qui n'a pourtant pas levé le petit doigt pour s'occuper d'eux en décembre alors qu'elle assurait qu'ils étaient mineurs, donc de son ressort). Majeurs, ils permettent de pointer l'Etat du doigt. C'était donc bien politique...




Bloquez votre soirée du 15 avril : la sécurité avec Bruno Beschizza


VNous parlerons de la sécurité à Paris, notamment à Paris Centre, avec un invité spécial : Bruno Beschizza, maire d'Aulnay-sous-Bois depuis 2014, ancien officier de police et secrétaire général du syndicat Synergie-Police. Son expérience triple de maire, d'officier de police et de syndicaliste de la Police Nationale devrait nous éclairer sur les enjeux d'une bonne politique municipale de tranquillité et de sécurité publique !



Bien à vous,

Aurélien Véron

Conseiller de Paris et Métropolitain



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