Madame, Monsieur,
Lundi soir à 19h, je vous invite à une soirée débat dans le café Gisèle centrée sur le quartier du Marais. Le Marais est un chef-d’œuvre. Des hôtels particuliers somptueux, des cours pavées silencieuses, des jardins cachés comme des secrets bien gardés. Des galeries, des librairies, des commerces qui ont longtemps fait battre le cœur du quartier. Et pourtant.
Sous les dorures, la crasse. Sous les façades classées, les poubelles éventrées. Sous les discours lyriques sur la “ville apaisée”, des plans de circulation si infernaux pour les Maraisiens qu’ils ont surtout apaisé… la clientèle francilienne, désormais découragée. À sa place, un surtourisme pressé, peu exigeant, qui consomme vite et repart plus vite encore. Nous avons découvert le Marais jetable. Les commerces de proximité sont progressivement remplacés par des chocolatiers et de grandes enseignes sans âme.
Le contraste nocturne est devenu caricatural : des bistrots survoltés qui transforment certaines rues en caisse de résonance nocturne, et à quelques mètres de là, des voies mal éclairées où le calme ressemble davantage à un abandon qu’à une sérénité retrouvée.
Le Marais n’a pas besoin de grands concepts fumeux. Il a besoin de choses simples. Concrètes et ambitieuses. Propreté d’abord. Réorganiser les services, revoir les circuits, renforcer les équipes aux horaires critiques. La saleté et les tags ne sont pas une fatalité poétique, ils révèlent un défaut de management. Sécurité ensuite. Déployer une vidéoprotection réellement utile et une police municipale dont la priorité soit enfin la tranquillité publique, pas la traque administrative des commerçants historiques et des artisans sur leur chantier. Et surtout, redonner sa place aux familles. La pénurie a transformé la recherche d'un logement en parcours du combattant. Le périscolaire vit une crise que nous annoncions déjà il y a déjà plusieurs années. Sans effet jusqu'ici. Nous avons présenté une méthode ambitieuse pour y mettre fin et renouer avec un environnement sain pour nos enfants. Je vous présenterai également notre projet destiné aux familles dans la halle Weber centenaire, propriété de la ville et vide depuis 8 ans, adossée au fameux Parvis Vert.
Le Marais doit redevenir un quartier habité, pas un décor instagrammable le jour et No Man's Land la nuit.
Je vous donne rendez-vous lundi soir pour échanger avec vous.
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