Madame, Monsieur,
Hier soir sur BFM, Emmanuel Grégoire est arrivé en professeur, sûr de son magistère moral. Il en est reparti en élève dissipé, copie raturée et oreilles rouges. Face à lui, Rachida Dati et Sophia Chikirou n’étaient manifestement pas venues pour écouter la leçon. À plusieurs reprises, elles l’ont sèchement recadré, refusant ses airs de surplomb et ses petites insinuations malvenues. Elles lui ont rappelé sa formule méprisante sur leurs prétendues “accointances” pour désigner à demi-mot leurs origines. Le procédé était aussi lourd que révélateur. Dans ce fameux “camp du bien”, certains s’autorisent décidément beaucoup, surtout quand il s’agit de donner des leçons à ceux qui ne pensent pas comme eux. Ce vieux fond de condescendance sociale, maquillé en vertu, finit toujours par refaire surface. Cela m’a rappelé une scène en Conseil de Paris, quand Ian Brossat lançait à Rachida Dati : “Même quand j’étais professeur à Sarcelles, les élèves se taisaient, donc vous allez faire pareil.” Tout est dit. La bonne bourgeoisie de gauche adore parler de la diversité, beaucoup moins quand elle lui répond. Et quand le débat est enfin entré dans le dur - le scandale des violences sexuelles dans les écoles - le professeur s’est soudain retrouvé à court de cours. Quelques mots, puis plus rien. Depuis des années, pourtant, ils savaient. Et depuis des années, ils n’ont rien fait. Je me souviens très bien des demandes répétées d’audit que nous avons portées avec Rachida Dati en 2021, 2022, 2023, 2024, 2025. À chaque fois, balayées, moquées, disqualifiées au nom du “populisme”. Jusqu’à ce que le scandale, étouffé trop longtemps, éclate au grand jour. Moralité : ceux qui passent leur temps à donner des leçons devraient parfois commencer par balayer devant leur propre silence.
Le match s’est terminé sur une victoire nette de Rachida Dati et, d’une certaine manière, de Sophia Chikirou face à un candidat engoncé dans un costume trop étroit pour lui. Incapable de choisir entre assumer le bilan Hidalgo ou s’en désolidariser, Emmanuel Grégoire a donné à voir une alternative limpide : la catastrophe… ou la catastrophe.
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Merci à Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, pour son soutien. Paris a besoin d'un électrochoc. Ensemble, avec la Région, nous allons remettre la capitale en mouvement.
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