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Périscolaire : la mairie cède à nos exigences

Une grande partie du Conseil de Paris tourne cette semaine autour de l’école et du périscolaire. Le scandale des agressions sexuelles que nous dénonçons depuis des années éclate enfin au grand jour. Après avoir trop longtemps fermé les yeux, la mairie bascule désormais dans l’excès inverse : suspensions à la moindre suspicion, climat de peur généralisé, parents inquiets, animateurs compétents terrorisés à l’idée d’être broyés par le soupçon. Résultat : démissions en chaîne et professionnels qui n’osent même plus intervenir auprès des enfants lorsque la situation l’exige. Après des mois à botter en touche, la mairie a finalement cédé à nos demandes en annonçant aujourd’hui le lancement d’une Mission d’Information et d’Évaluation (MIE). Contrairement à la convention citoyenne pensée entre soi, cette MIE permettra enfin de véritables auditions ouvertes et transparentes, avec les élus d’opposition comme avec les professionnels de l’éducation et de la petite enfance. Bravo à ma collègue Inès de Raguenel pour ce combat essentiel pour les familles parisiennes.



Quoi de neuf dans l'espace public ?

Nouveau débat sur l’espace public parisien. Le grand classique : propreté, sécurité, protection des piétons, cyclistes protégés… et espoir de ne plus voir les trottoirs en remake de Mad Max. Face à nous, un mur. Nous avons même eu droit à un grand moment d’urbanisme poétique. Un élu écologiste nous a expliqué préférer “l’esthétique ZAD et tags de la Petite Ceinture” à “l’esthétique des prétendus beaux quartiers parisiens”.


Tout est dit. Pour une partie de la majorité municipale, Paris ressemble visiblement à une oppression haussmannienne qu’il faudrait punir à coups de mobilier en palettes, béton brut et fresques dégoulinantes. Sous le doux nom "d'urbanisme tactique". S’il pouvait limiter ses expérimentations post-apocalyptiques à la Petite Ceinture, encore. Mais non : cette passion du laid militant s’étend désormais à toute la capitale.


Quant aux terrasses estivales, malgré les nuisances dénoncées depuis des années par les riverains, la mairie reconduit tranquillement leur fermeture à 23h sans véritable remise à plat du dispositif. À Paris, l’idéologie tient lieu de politique publique et l’improvisation de doctrine urbaine. Indécrottable mairie de Paris.



Hommage à Georg Baselitz

L’un des plus grands artistes contemporains au monde vient de s’éteindre. Georg Baselitz a connu enfant le nazisme puis le communisme de la RDA qu’il quitta pour conquérir sa liberté artistique. Dès les années 60, il entretient des liens forts avec Paris, au point qu'il entre en 2021 à l’Académie des Beaux-Arts deux ans avant sa rétrospective majeure au Centre Pompidou montée par Bernard Blistène.


J’ai proposé au Conseil de Paris l’acquisition d’une sculpture monumentale et permanente de Baselitz en s'appuyant sur le soutien de mécènes afin de limiter le recours à l’argent public. Paris doit renouer avec les grandes commandes publiques si elle veut retrouver son rang de capitale artistique mondiale. Retrouvez mon intervention plus bas :



UGC Ciné Cité les Halles attaqué par la majorité municipale

Les composantes de la majorité municipales ont décidé de s'attaquer à l'UGC Ciné Cité les Halles en soutenant les 12 grévistes (sur 80 salariés) de ce groupe qui accumule les pertes et est en cours de rachat par Canal+. En filigrane, la mairie s'attaquait à ce groupe dorénavant honni à cause de son actionnaire, Bolloré, dans le sillage de la pétition accusant Canal+ d'être un groupe "crypto-fasciste".


Plutôt que de laisser ce conflit social très local se transformer en bataille politique et idéologique, j'ai pris la défense de cette institution qui fait vivre le cinéma depuis plus de 30 ans au coeur de Paris.


À l’heure où les plateformes de streaming fragilisent toute la filière du cinéma, ce multiplexe reste un acteur culturel majeur : il attire un large public, diffuse aussi bien des blockbusters que des films d’auteur, organise des évènements marquants lors des avant-premières. Affaiblir ce lieu emblématique, c’est fragiliser un peu plus encore l’expérience du cinéma en salle.




Et le Luminor ? La mairie de réveille trop tard

La mairie de Paris a soudainement découvert la cause d'un autre cinéma, le Luminor. Un peu tard comme à son habitude. Après six ans de procédure, le conflit entre le propriétaire Kléber Rossillon et l’exploitant François Yon s’est achevé par un splendide perdant-perdant : bail non renouvelé et 800.000 euros d’indemnités à verser.


Pourtant, il y a quatre ans déjà, j’avais rencontré les propriétaires comme l’exploitant. Un compromis avec la Ville était encore possible. J’ai porté un vœu en ce sens début 2023. Rejeté, évidemment. Aujourd’hui, la majorité municipale propose de “sauver” le Luminor sans dire comment. Un vœu pieu surtout destiné à faire oublier des années d’inertie. À Paris, la culture sert surtout à faire des communiqués pour se donner bonne conscience une fois les dégâts consommés.


Je ll'ai rappelé au Conseil de Paris :



Promotion de la cause palestinienne

Un voeu appelant à dénommer un espace public parisien du nom de Leila Shahid, militante palestiniene qui s'est déclarée solidaire du Hamaas après le 7 octobre, est voté à l'unanimité par la majorité municipale, y compris les élus de Paris Centre présents. La gauche parisienne est de plus en plus claire dans sa position. L'opposition était seule à nous y opposer.



Cordialement,

Aurélien Véron

Conseiller de Paris, élu à Paris Centre



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