Subject: Hausse de la Taxe Foncière : quand ? Combien ?


Madame,

Monsieur,




J’ai eu le plaisir de poser la question d’actualité au nom de mon groupe Paris Liberté ! Un exercice rituel du mercredi à chaque Conseil de Paris. Chaque groupe d'élus adresse une question à tiroir au maire de Paris. Qui sort parfois de ses gonds quand il ne sait que répondre. J'ai choisi d'aborder une promesse manifestement périssable. Et douloureuse.


« Nous n’augmenterons pas la Taxe Foncière » : Emmanuel Grégoire n’aura même pas attendu six mois pour préparer le reniement de sa promesse de campagne. Anne Hidalgo avait attendu deux ans. Et elle avait au moins assumé elle-même l’annonce. Lui laisse les écologistes préparer le terrain. À chacun son courage.


Face aux bégaiements gênés de l’exécutif, j’ai donc reposé la question : votre promesse avait-elle une date de péremption que vous aviez oublié de préciser aux électeurs ?


Les Parisiens avaient entendu « pas d’augmentation ». Ils découvrent aujourd’hui le service après-vente : les écologistes réclament, l’exécutif tergiverse, les propriétaires se préparent à payer. 




Les dépensas municipales délirantes, hors de contrôle, nécessitent un recours massif à l'emprunt au moment où les taux d'intérêt flambent dangereusement. Ce n'est même plus suffisant. L'irresponsabilité quasi infantile de l'exécutif ne peut qu'aboutir à tondre un peu plus les propriétaires captifs, électorat très minoritaire. A peine 1 électeur sur 3 est propriétaire de sa résidence principale à Paris. Enfin, la majorité municipale ne cesse de taper sur les bourgeois propriétaires, de leur ajouter des contraintes et d'augmenter leur fiscalité locale. Par principe.


La question n'est pas tant "Allez-vous augmenter la taxe Foncière", mais plutôt : "Quand comptez-vous augmenter la taxe foncière, et de combien ?"


D’autres villes ont choisi de baisser leurs impôts locaux, comme nous le préconisons depuis longtemps. À Paris, on préfère visiblement alléger les promesses plutôt que les factures.



Verrons-nous passer le train des véhicules autonomes à Paris ?


Le leader des voitures autonomes Waymo dépasse les 500 000 trajets par semaine dans 11 villes américaines sur un périmètre de 3.600 km2. Elle a déclaré 15 millions de trajets en 2025. Avec 95% de diminution des accidents graves ou mortels. Zoox et Tesla se lancent à leur tour à Houston et à Las Vegas. La Chine accélère aussi.


L'Europe n'est pas en reste. A Luxembourg, le constructeur français Stellantis s'est associé à l'estonien Bolt pour lancer un programme de tests. Londres expérimente, Munich, Hambourg, Madrid,.. Même Zagreb propose déjà des courses.


Et Paris ? Nous avons déjà les voitures sans stationnement, les rues sans circulation et les commerces sans clients. Il serait temps d’essayer les taxis sans conducteur. A ma proposition, la mairie a répondu qu'elle y était hostile. Comme à chaque innovation portée par le capitalisme. Toujours un train de retard. Et puis devant le raz-de-marée, elle finit toujours par céder, dans l'improvisation et le chaos.


Elle commencera sans doute par une concertation, un comité de pilotage et trois études pour déterminer si l’intelligence artificielle respecte la doctrine municipale. Puis une votation pour demander aux Parisiens s’ils préfèrent « une ville apaisée » ou « livrer leurs enfants aux robots ».


Le plus difficile pour ces véhicules ne sera pas de comprendre la circulation parisienne. Ce sera de convaincre la mairie qu’une innovation peut être utile sans avoir été inventée par un adjoint.



Bien à vous,


Aurélien Véron

Conseiller de Paris, élu à paris Centre


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